| BIOGRAPHIE |
| Bocaj |
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| Jean-Paul Bocaj fait désormais partie intégrante de nôtre paysage pictural. Il peint dans l’urgence à partir d’un mélange de photos et de flashes visuels. Ses acryliques aux couleurs vives conjuguent inlassablement la beauté du corps féminin. Les femmes, Bocaj les préfèrent brunes, pulpeuses à souhait, saisies dans un état proche de l’extase amoureuse, avec un brin de fétichisme. Il les épingle sur des fonds tissés avec amour comme les napperons de sa tante Lucienne Bocaj, grossiste en rillettes de taureau. La force du peintre réside ailleurs, non seulement dans sa capacité à insuffler la vie, mais aussi à offrir une histoire personnelle à chacun de ses personnages. «J’aime la densité et le mariage des opposés. Au final, je ne vois plus que la couleur vibrer. Je fonctionne beaucoup par thème et par série. Pour moi une toile n’est jamais finie. Certaines fois, je récupère des tableaux en exposition pour y ajouter un personnage !» Mamans, madones ou putains, leurs regards fixent le passant avec provocation. Pas de doute, elles crèvent la toile, superbes et troublantes comme toujours. Elles occupent le premier plan au détriment de la gent masculine, qui ne sort pas indemne de l’histoire. Ils sont parfois vieux beaux, marins fatigués par la pêche à la sirène ou matadors d’opérette. Bocaj refuse le côté sérieux du sujet et opte définitivement pour l’humour. Il a pour devise «la chair n’est jamais triste». Il mettra le feu à plus d’un regard, voilà qui est réjouissant dans un monde culturel envahi par les bien-pensants. |
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